Pour des pensions justes et dignes,
contre le chaos sur les pensions
Dès son entrée en fonction, le gouvernement Michel a fait régner le chaos sur les pensions. Alors qu’aucun parti politique n’avait abordé le sujet pendant la campagne électorale, le gouvernement a porté l’âge de la pension à 67 ans. Trois ans plus tard, les incertitudes et les inquiétudes au sujet des pensions et de l’appauvrissement des pensionnés n’ont cessé de croître. Le mécontentement est grand, à juste titre.
LA RÉSISTANCE PORTE SES FRUITS
La CSC s’oppose au chaos sur les pensions depuis l’entrée en fonction du nouveau gouvernement. Cette opposition porte ses fruits:
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  • Les accords interprofessionnels nous ont permis d’améliorer les pensions les plus basses, le pécule de vacances des pensionnés, les allocations de pension les plus anciennes et les plafonds de calcul.
  • Nous avons obtenu que l’abaissement de la pension à un montant fixe pour les années en RCC (ex-prépension) ne s’applique pas aux régimes particuliers de RCC (métiers lourds, inaptitude physique, entreprises en difficultés/en restructuration). Mais malheureusement pas pour le RCC après 40 ans de carrière.
  • Des avancées ont aussi été engrangées pour les travailleurs qui deviennent chômeurs après avoir atteint l’âge de 50 ans.
  • Après l’été, nous avons forcé le retrait - provisoirement, en tout cas - d’une nouvelle proposition qui durcissait les conditions de l’accès à la pension anticipée.
  • Le 30 novembre, suite à la demande des syndicats, la Cour constitutionnelle a cassé le relèvement de l’âge du bénéfice de la pension de survie de 45 à 55 ans (du moins pour ceux qui ne travaillent pas, ou seulement à temps partiel, au moment du décès de leur conjoint).
LE CHAOS CONTINUE,
LA CONTESTATION AUSSI
La résistance porte ses fruits, mais nous devons continuer le combat car tout n’est pas gagné. Voilà pourquoi la manifestation du 19 décembre doit être une réussite. En effet, nous sommes confrontés à plusieurs menaces:
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  • Le gouvernement souhaite mettre en oeuvre un « système à points » pour le calcul du montant de la pension. Ce sytème entraine pour les travailleurs une insécurité totale quant au montant qu’ils toucheront en fin de carrière. Le gouvernement ne cherche par ce système qu’ à relever l’âge de la pension au-delà de 67 ans.
  • L’adoucissement des mesures concernant la pension promis aux personnes qui ont exercé un métier lourd pendant de longues années, n’est pas encore d’actualité. Pas plus qu’un budget concret n’est prévu pour financer cet adoucissement.
  • En outre, le gouvernement ne cesse de prendre des mesures qui rendent les emplois et les carrières de moins en moins tenables: allongement de la semaine de travail, réduction des possibilités d’interruption de carrière, moins d’obligations imposées aux employeurs en matière de formation, etc.
  • L’absence d’une politique d’emploi digne de ce nom nuit au financement des pensions.
  • Le gouvernement privilégie les petits boulots d’appoint, exonérés d’impôts et de cotisations sociales normales, qui détruisent les emplois ordinaires.
  • Il est toujours question de mettre en oeuvre une pension à temps partiel, qui remplacerait les emplois de fin de carrière avec allocation de l’ONEM.
  • Le gouvernement cherche à limiter davantage encore la pension pour des périodes d’activité partielle ou nulle.
  • Certains proposent des modalités encore plus restrictives pour la pension anticipée et une diminution de son montant par le biais d’un abaissement par année d’anticipation (malus).
  • Par-dessus le marché, le ministre des Pensions doit encore économiser 265 millions dans le secteur des pensions d’ici à 2020.
  • Quant aux misérables 80 millions qui étaient soi-disant promis pour le relèvement des minimas à partir du 1er janvier 2018, nous n’en avons pas encore vu le moindre centime.
  • Dans le même temps, les inepties de la politique budgétaire et fiscale ne cessent de créer des trous béants dans le budget de l’Etat. Le gouvernement affirme déjà que la sécurité sociale devra réparer les dégâts demain. Voilà qui promet !
POUR DES PENSIONS DÉCENTES
Une autre politique est possible.
La CSC défend des pensions justes et dignes:
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  • Pas de relèvement de l’âge de la pension. Avec des règles décentes en faveur des personnes qui ont exercé un métier lourd pendant des années, aussi bien pour la charge physique que pour la charge psycho-sociale.
  • Des montants de pension au moins 10% plus élevés que la norme européenne de pauvreté et suffisamment en rapport avec le revenu antérieur: des plafonds de calcul suffisamment élevés, un plafonnement sur l’ensemble de la carrière (et pas chaque année) et l’assimilation des journées non travaillées.
  • Davantage d’argent pour les pensions, d’abord et avant tout pour une politique de l’emploi digne de ce nom, pas pour des petits boulots d’appoint et des mini-boulots exonérés de cotisations sociales normales.
  • Mettre un frein à la fraude salariale, la fraude aux cotisations et l’évasion fiscale suite à la création de divers nouveaux avantages salariaux exonérés de cotisations normales.
  • Mettre fin aux réductions inefficaces des cotisations patronales.
  • L’allongement de la carrière passe d’abord par une amélioration de la qualité des emplois et des carrières: des emplois et une organisation du travail de qualité, la réduction du temps de travail, un droit contraignant à la formation, le renforcement du crédit-temps, des emplois de fin de carrière, de l’interruption de carrière et des congés thématiques.
  • Un financement équitable de la sécurité sociale, qui mette davantage à contribution les revenus du patrimoine et qui prévoie de compenser pleinement chaque « cadeau » du gouvernement.
  • Pour chaque nouvelle mesure, préservation des droits constitués et des choix de carrière effectués précédemment.
  • Préservation des budgets et de l’adaptation bisannuelle des allocations à l’augmentation des salaires en plus de l’indexation (liaison au bien-être).
  • Pas de détricotage des pensions légales par l’octroi de subventions pour des assurances individuelles.
  • Stop au piège fiscal sur les pensions (écrémage des améliorations au travers de la fiscalité).
 

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